Par admin
Les 23 et 26 février derniers, Patrick Goujon est venu animer des ateliers d’écriture à la bibliothèque. Deux séances qui se sont déroulées de la manière suivante : ”Selon vous, pour décrire un lieu, à quel sens fait-on appel ?”. Après cette réflexion de départ et un travail d’association de mots, chaque participant a choisi un lieu, puis tiré au sort un autre lieu qu’il a, dans un premier temps, dessiné. Mais un dessin ne représente pas tout et notamment, selon les enfants, les sentiments et les différentes perceptions des choses. Pour compléter cette constatation, il a été demandé aux enfants d’écrire un texte sur le lieu qu’ils avaient tiré au sort. Dans un deuxième temps, chaque participant, a repris le lieu qu’il avait choisi au départ et rédigé un texte. La première séance s’est terminée par des lectures croisées entre participants.
Lors d’une deuxième séance, Patrick Goujon a proposé aux participants des lieux (aux noms assez évocateurs et poétiques) déjà proposés dans un atelier parallèle avec les lycéens de Saint Exupéry (Créteil). Chaque participant a, à nouveau, rédigé un texte sur le thème proposé. Avec pour contrainte : une forme épistolaire et l’insertion d’une anecdote dans l’histoire. Une lecture de l’ensemble des textes a terminé l’atelier.
Ci-dessous les liens vers :
Les textes des participants
Texte en forme de schéma / Uneiza, 11 ans
Par admin

Patrick Goujon est venu animer un atelier d’écriture à la bibliothèque. Entre deux séances, il a accepté de répondre à quelques questions.
Comment êtes-vous devenu écrivain ?
Je pense que je suis devenu écrivain parce que depuis tout petit j’aime les histoires. Au tout début, quand j’étais enfant, j’avais des cahiers dans lesquels je faisais des bandes dessinées. Adolescent, j’ai continué et je voulais devenir dessinateur de bandes dessinées. Puis j’ai réalisé que je ne dessinais pas assez bien alors je me suis dit que j’allais juste écrire l’histoire, et que je confierais la partie dessins à quelqu’un d’autre. J’ai donc abandonné le dessin pour les mots. Et finalement je me suis mis à écrire des romans, de manière à ne dépendre de personne.
Quand j’avais 19 ans j’ai donné mes textes à ma prof de français pour qu’elle les corrige. J’ai continué à écrire, et quatre ou cinq ans plus tard, je les ai envoyés à plusieurs éditeurs. L’un d’entre eux m’a appelé en me disant qu’il était intéressé mais qu’il fallait retravailler. Je l’ai écouté, j’ai corrigé, j’ai même coupé un morceau du texte. Et là c’était mieux.
Pour arriver au livre que l’on trouve en librairie ou en bibliothèque, il faut qu’après cette étape, je donne la nouvelle version à l’éditeur qui fait une mise en page. Il me la renvoie pour les dernières corrections, et après le livre part à l’impression.
Est-ce difficile d’être écrivain ?
Oui, je trouve. Il faut beaucoup travailler. Il faut peut-être un peu de talent, mais il faut surtout beaucoup de travail. Ensuite il faut avoir la chance qu’un éditeur s’intéresse à ce qu’on écrit, et ait envie d’investir de l’argent sur ce travail.
Est-ce que vous écrivez tous les jours ?
Non. Je ne m’oblige pas à écrire tous les jours. Je travaille sur mes livres quand j’en ai envie. Je peux ne pas écrire pendant trois mois par exemple ; mais çà ne veut pas dire que je ne travaille pas. Quand je n’écris pas, je réfléchis, je prends des notes, je pense à ce que j’écrirai après. Je prépare mon écriture en fait.
Comment vous viennent les idées pour écrire ?
J’écris sur la vie de tous les jours, alors les idées viennent d’elles-mêmes, comme ça. Je peux me balader et voir quelque chose qui va m’intéresser, donc je le note et je l’utilise après.
Aimeriez-vous avoir, ou avez-vous un autre métier ?
En fait, quand on est écrivain on est un peu obligé d’avoir un autre métier, parce qu’on ne gagne pas beaucoup d’argent. Il y a peu d’écrivains qui ont la chance de vivre uniquement de leurs livres : environ seulement 5%.
Moi, en parallèle de mon métier d’écrivain, j’anime des ateliers avec des lycéens notamment (comme en ce moment), et je fais également partie d’une association dans laquelle je fais de l’aide aux devoirs.
Par le passé j’ai écrit pour la télévision, j’ai travaillé à la Fnac, j’ai travaillé dans un parking. J’ai fait plusieurs autres choses en fait.
[Merci à Patrick Goujon d'avoir répondu aux questions des bloggueurs]
Par Loulou
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Pendant les vacances de février, un écrivain, nommé Patrick Goujon, est venu dans notre bibliothèque, Biblimesly, faire un atelier d’écriture avec nous. Nous nous sommes présentés, puis on nous a donné un carnet pour écrire nos textes. Après avoir écrit nos textes, nous les avons lus à haute voix : c’était marrant ! Au deuxième rendez-vous, on a écrit une histoire qu’on n’a pas choisie : ce sont les lycéens qui les ont choisies. Moi j’ai eu ”L’île aux fleurs”. Ces ateliers m’ont bien plu car on rigolait et on s’amusait avec l’écrivain. Il nous a montré l’un de ses livres et moi je trouve que c’est vraiment dur d’être écrivain : il nous a montré son propre carnet, sa mise en page… Si vous pouvez venir, moi je vous conseille de venir faire les activités que propose notre bibliothèque.
Par Fafa
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Dans la salle multimédia de la bibliothèque, une dame, Pascale, est venue faire un atelier cinéma avec nous. D’abord , elle nous a donné des Foliotropes. Lorsque l’on tourne ça fait bouger des images comme au cinéma. Ensuite, elle nous a donné des pellicules. Elle nous a dit de compter jusqu’à 24 et ça faisait une seconde de film !Au cinéma on compte en “éléphant”. Elle nous a montré un Thaumatrope et un Zootrope. On a regardé la lumière. Elle a fait monter Nermine sur la table pour qu’elle soit plus grande. Elle l’a filmée. Nous, elle nous a filmés par terre. Après, elle a montré un film où un monsieur était dans une maison de poupée. Après, le chat est venu l’embêter. Après, sa femme est venue, elle est partie regarder si son mari était là. Mais il était tombé dans les escaliers ! Il était tout petit !
[Note de la modératrice : merci à Pascale Diez ; le film mentionné est L'homme qui rétrécit de Jack Arnold (1957)]
Par Fafa

Apparition et disparition : c’est de faire apparaître et disparaître quelque chose et réapparaître, comme dans des films ou au cinéma. Une dame nous a filmés à la bibliothèque. Elle nous a filmés assis sans casque. Puis elle a arrêté la caméra. Elle a mis le casque sur la tête d’un enfant. Elle a filmé. Et on s’est passé le casque. Sur le film, le casque apparaissait, disparaissait comme si c’était de la magie !
Par Baba Yaga
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“Les bibliothèques de la Plaine centrale du Val-de-Marne font leur cinéma”. Durant tout ce trimestre, elles vous proposent des animations pour faire découvrir le cinéma aux enfants. Pendant les vacances de la Toussaint, Biblimesly reçoit des classes de primaire du quartier du Mont-Mesly dans le cadre de quatre ateliers cinéma et autour d’une malle d’animation pour expliquer ce qu’est une image animée. Renseignez-vous !
En avant-goût : quelques photos d’animation de la malle pré-cinéma, réalisée par Praximage présentée à Biblimesly par Sophie Bataille.
Par Boubou
En mai, May Angeli, illustratrice et auteur est venue animer un atelier de linogravure à Biblimesly. Nous avons beaucoup “planché” pour faire bonne impression…
“Nous” : Nermine, Coraline, Melissa, Fatoumata, Salma, Rania, Marwa, Marion, Sana, Fanta, Uneiza, Hava-Bibi, Cheima et Ines.
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Par Boubou

Après l’ouverture, en 2007, de la médiathèque d’Alfortville, Plaine centrale programme l’édification, à Créteil (sur la place de l’Abbaye au Mont-Mesly), d’un nouvel équipement. Cette grande médiathèque sera un lieu de vie et d’information répondant aux besoins et attentes d’aujourd’hui. Dans ce cadre, nous sommes allés interroger les bibliothécaires.
Pourquoi avez-vous choisi le métier de bibliothécaire ?
C : par hasard. J’avais fait des études pour être professeur d’éducation physique, et j’ai exercé ce métier pendant quelques temps mais je me suis aperçue que cela ne me convenait pas vraiment. J’ai donc cherché une autre orientation. J’ai passé un concours local pour entrer à la bibliothèque de Créteil. Pour exercer le métier de bibliothécaire, il faut aimer les livres, aimer aller à la rencontre des gens, du public (enfants et adultes), transmettre le goût de la lecture.
F : J’ai commencé par des études d’histoire de l’art. Mais il n’y avait pas beaucoup de débouchés. Pas beaucoup de postes. J’avais le goût des livres. L’un de mes amis, par hasard, a passé le concours de bibliothécaire. Je ne connaissais pas ce métier.
Est-ce que vous aimez votre métier ?
Oui, parce que c’est un métier qui n’est pas monotone : on rencontre toutes sortes de personnes, on fait des tâches différentes.
Est-ce que c’est un métier dur, physiquement ou moralement ?
Cela dépend des moments. Comme pour tous les métiers. Parfois oui, car le public n’est pas toujours facile et il faut être toujours aimable, toujours souriant, curieux et se former régulièrement.
Est-ce que c’est un métier ?
Oui c’est un métier. Mais tout le monde ne fait pas la même chose.
Est-ce que c’est un métier bien payé ?
Cela dépend. Il y a différentes catégories de personnel ; certains ne sont pas très bien payés, d’autres beaucoup mieux.
Comment les livres arrivent-ils à la bibliothèque ?
On repère d’abord les livres. Pour cela on utilise des revues professionnelles, des sites. Lors de réunions d’acquisition, on choisit les livres. Et les autres documents : cédéroms, films… Les livres sont achetés par la Communauté d’agglomération grâce à l’argent des impôts locaux. (Les impôts servent aussi à financer les écoles et les hôpitaux). La bibliothèque a un budget livres. Ensuite on envoie les commandes à des fournisseurs ou des libraires. Lorsque les livres arrivent, on les catalogue et on équipe les documents dans les services centraux de la bibliothèque. Les livres arrivent à la bibliothèque recouverts d’un film adhésif qui les protège.
Qui fabrique les livres ?
Matériellement, ce sont les éditeurs et les imprimeurs. Mais l’histoire, c’est l’auteur. L’auteur envoie son texte (son manuscrit) à un éditeur qui l’imprime (ou non) et le met en vente. Si la bibliothèque juge le livre intéressant, elle choisit de l’acheter. La bibliothèque ne préfère pas acheter de livres scolaires car les manuels changent chaque année.
Que pensez-vous du projet de la nouvelle médiathèque ?
Nous sommes très contents. Nous l’attendons depuis longtemps. Ce sera un outil de travail pour vous et pour nous. On accueillera mieux le public. On pourra tout réunir (les livres, les cédéroms, les DVD…). On n’aura plus à faire le tour de la ville pour choisir différents documents. Les horaires seront plus larges.
Quel sera le nom de cette nouvelle bibliothèque ?
On ne connaît pas le nom de la future médiathèque. Ce sera en tout cas la plus grande bibliothèque de Créteil et sans doute du Val-de-Marne.
Est-ce que vous pensez que les habitants vont être contents ?
On l’espère.
Est-ce que ce modèle de Bibliothèque existe dans d’autres pays ?
Oui.
Est-ce qu’il faudra être accompagné pour aller à la bibliothèque ?
Non. Mais cela dépend de l’âge. Les plus petits devraient être accompagnés par leurs parents. Mais à partir de 7-9 ans, on peut déjà y aller tout seul.
Est-ce qu’on va se perdre dans cette bibliothèque ?
Non, car on fera une bonne signalisation et on mettra des plans dans la bibliothèque. Des ascenseurs permettront d’accéder aux étages. Au Pc sécurité, un pompier sera là pour les risques d’incendie.
Est-ce que ce seront les mêmes bibliothécaires qu’aujour’hui à Biblimesly ?
Oui, mais il y en aura d’autres.
Est-ce qu’on pourra manger à la médiathèque ?
Oui. Il y aura une cafétéria sur place. Des distributeurs et des tables.
Est-ce que la bibliothèque sera pour tout le monde ?
Oui. Sauf pour les animaux.
Est-ce qu’il y aura beaucoup de livres à la médiathèque ?
Oui, mais il n’y aura pas que des livres.
Est-ce sections enfant et adulte seront séparées ?
Pas vraiment. Au même étage, on trouvera la fiction : DVD, romans, albums, contes, mangas…
Certains documentaires (enfants et adultes) seront mélangés.
Est-ce qu’il y aura plus d’ordinateurs à la médiathèque ?
Oui, il y aura beaucoup plus d’ordinateurs qu’aujourd’hui.
Est-ce que les bibliothèques Doyen et Biblimesly vont fermer ?
Oui en tant que bibliothèques. Puisque elles seront trop proches de la future médiathèque.
Est-ce que la crise va toucher la bibliothèque ? (la bibliothèque peut-elle faire faillite ?)
Peut-être. Si la crise continue de s’aggraver, les budgets peuvent diminuer.
Pour plus de détails sur la future médiathèque, vous pouvez consulter l’article “le Palais de la découverte” dans Le journal de Plaine Centrale